Le rêve : gardien du sommeil ou bruit du cerveau ?
Le troisième article de cette série montrait que nous donnons volontiers à nos choix des raisons fabriquées après coup, et il annonçait celui-ci. Chaque nuit, nous traversons des scènes que nous n’avons pas choisies, et nous en oublions la plupart au réveil. En 1900, dans L’interprétation du rêve, Freud soutient que ces scènes ont un sens et qu’elles protègent le sommeil.
En 1977, deux psychiatres de Harvard, Allan Hobson et Robert McCarley, proposent une théorie qui semble retirer au rêve l’un et l’autre : le tronc cérébral activerait le cerveau de façon automatique pendant le sommeil paradoxal, et le cortex en tirerait des images comme il le peut. Beaucoup y ont lu la fin de la théorie freudienne du rêve. La recherche a depuis rouvert le dossier, et ses résultats obligent à réviser les deux positions.
Ce que Freud affirmait en 1900
Freud soutient que le rêve est l’accomplissement d’un désir. L’affirmation surprend, puisque beaucoup de rêves sont pénibles ou absurdes. Freud répond par une distinction entre le rêve tel qu’on s’en souvient, qu’il appelle le contenu manifeste, et des pensées que le rêveur ignore, les pensées latentes. Le travail du rêve transforme les secondes pour produire le premier, notamment par la condensation, qui fond plusieurs pensées dans une seule image, et par le déplacement, qui reporte l’intensité d’un élément important sur un détail anodin. Une censure, qui continue de s’exercer pendant le sommeil, impose ces transformations. D’où la formule du livre : le rêve est « l’accomplissement (déguisé) d’un désir (réprimé, refoulé) ».
Freud attribue aussi au rêve une fonction. Pendant le sommeil, une excitation venue du corps ou du dehors, ou un désir qui insiste, menace de réveiller le dormeur. Le rêve s’en empare et la présente comme satisfaite, ce qui permet de continuer à dormir. Freud en donne un exemple tiré de ses propres nuits : quand il a mangé très salé le soir, il rêve qu’il boit, avant de se réveiller pour boire vraiment. Il parle de rêves de commodité, qui prolongent le sommeil autant qu’ils le peuvent. Le rêve est ainsi, selon une formule restée célèbre, le gardien du sommeil et non son perturbateur.
Reste la manière de trouver le sens d’un rêve. Freud écarte la méthode des clés des songes, qui traduit chaque image selon un code fixe. Il demande au rêveur ce que lui évoque chaque élément de son rêve, et c’est dans ces associations que le sens se cherche ; un même élément peut renvoyer à des choses très différentes d’une personne à l’autre. En 1909, il ajoute au livre la phrase qui en est restée la plus citée : l’interprétation du rêve est la via regia, la voie royale, qui mène à la connaissance de l’inconscient. Dans les éditions suivantes, il consacre une section à des symboles fréquents, qu’il présente comme un auxiliaire de la méthode des associations et non comme son remplaçant.
Freud a lui-même révisé sa thèse. En 1920, dans Au-delà du principe de plaisir, il admet une exception : les rêves qui ramènent la personne, nuit après nuit, à la scène d’un accident ou d’une frayeur ne se laissent pas lire comme l’accomplissement d’un désir. En 1933, il écrit que le rêve est une tentative d’accomplissement de désir, qui échoue dans les rêves de la névrose traumatique. Le livre lui-même, dans son dernier chapitre, voyait déjà dans le rêve d’angoisse qui réveille un rêve qui a échoué dans sa fonction ; Freud le redit en 1916-1917 en précisant que sa nature n’en est pas changée.
L’énoncé que cet article met à l’épreuve porte donc sur deux points. Le rêve a un motif, le désir, et une fonction, la garde du sommeil. L’un et l’autre supposent que le rêve est une production psychique à part entière, ce que contestait la théorie de 1977. La méthode des associations, elle, échappe presque entièrement au laboratoire ; j’y reviendrai à la fin de l’article.
1977 : le rêve réduit à un bruit
En 1953, à Chicago, Eugene Aserinsky et Nathaniel Kleitman observent pendant le sommeil des périodes de mouvements oculaires rapides, au cours desquelles l’activité du cerveau ressemble à celle de l’éveil ; les dormeurs réveillés pendant ces périodes racontent souvent un rêve. En 1957, William Dement et Kleitman confirment ce lien de façon systématique. Le sommeil paradoxal, selon le nom que lui donnera Michel Jouvet à Lyon, devient pour plusieurs décennies le sommeil du rêve.
Hobson et McCarley partent de cette équation. Ils s’appuient sur des enregistrements, chez le chat, de neurones du pont, une partie du tronc cérébral qui déclenche le sommeil paradoxal avec une régularité d’horloge. Ils en tirent un modèle en deux temps. Le tronc cérébral active le cortex de façon automatique et en partie aléatoire ; le cortex compare ensuite ces signaux à ce qu’il a en mémoire et en fait une scène, ce qu’ils appellent la synthèse. Le moteur premier du rêve serait donc physiologique et non psychologique, et son étrangeté tiendrait à l’état du cerveau plutôt qu’à un déguisement.
Le mois précédent, dans la même revue, les deux auteurs avaient publié un article sur les origines neurobiologiques de la théorie freudienne du rêve. Ils y soutenaient que Freud avait bâti cette théorie sur le modèle du cerveau de l’Esquisse de 1895, celle dont il est question dans le premier article de cette série, et ils jugeaient ce modèle dépassé. L’argument retournait contre Freud son passé de neurologue. Les psychanalystes ont vivement réagi, et la théorie de l’activation-synthèse a longtemps été présentée comme la réfutation scientifique du rêve freudien.
Établi : on rêve aussi en dehors du sommeil paradoxal
L’équation sur laquelle reposait la théorie de 1977 n’a pas résisté. Dès 1962, le psychologue américain David Foulkes obtenait des récits de rêve en réveillant des dormeurs en sommeil lent, à condition de leur demander ce qui leur passait par l’esprit plutôt que s’ils rêvaient. Les études suivantes ont montré que jusqu’à 70 % des réveils en sommeil lent donnent le récit d’une expérience. Ces récits sont en moyenne plus courts et plus proches de la pensée, et certains ne se distinguent pas d’un rêve de sommeil paradoxal.
Mark Solms, neuropsychologue et psychanalyste déjà cité dans les articles précédents, a apporté un argument d’une autre nature. Entre 1985 et 1989, il interroge en détail 361 personnes suivies en neurologie sur les changements de leurs rêves depuis leur lésion ou leur maladie, et il publie ses résultats en 1997. Des lésions du pont, là où Hobson situait le générateur du rêve, n’entraînaient pas la disparition des rêves chez les personnes qu’il a pu examiner. À l’inverse, deux sites de lésion dans le cerveau antérieur la provoquaient : la région où se rejoignent les lobes pariétal, temporal et occipital, et la substance blanche profonde des lobes frontaux, dans leur partie ventrale et médiane. En 2000, dans la revue Behavioral and Brain Sciences, il en conclut que le rêve et le sommeil paradoxal relèvent de mécanismes distincts, le sommeil paradoxal n’étant qu’un des déclencheurs possibles d’un rêve produit par le cerveau antérieur.
En 2017, une équipe de l’université du Wisconsin, autour de Francesca Siclari et Giulio Tononi, a enregistré ce qui distingue, dans le cerveau, un sommeil avec rêve d’un sommeil sans rêve. Trente-deux personnes ont dormi au laboratoire, la tête couverte de 256 électrodes, et ont été réveillées à intervalles irréguliers pour dire si elles venaient de vivre quelque chose. En sommeil lent comme en sommeil paradoxal, le récit d’un rêve suivait une baisse locale de l’activité lente dans une région postérieure du cortex, entre les lobes occipital et pariétal, que les auteurs ont appelée la « zone chaude ». Quand cette région restait dominée par les ondes lentes, les personnes disaient n’avoir rien vécu. Dans une troisième expérience, menée chez sept autres personnes, la surveillance de cette zone en temps réel a permis de prédire, avant de les réveiller du sommeil lent, la présence d’un rêve dans 92 % des cas et son absence dans 81 %. Cette région est voisine de l’un des deux sites dont Solms avait observé que la lésion supprime le rêve.
Chez un petit groupe de dormeurs entraînés à décrire leurs rêves, les mêmes enregistrements montrent que le contenu du rêve sollicite les régions qui traitent ce contenu à l’éveil. Un visage dans le rêve s’accompagne d’une activité accrue de la région qui reconnaît les visages, une parole d’une activité de l’aire du langage dite de Wernicke. Le rêve apparaît ainsi comme une activité du cortex, possible à tous les stades du sommeil, qui recrute les régions de l’expérience éveillée ; le sommeil paradoxal la favorise sans en avoir l’exclusivité.
Débattu : un désir au départ du rêve
Solms ne s’arrête pas à l’anatomie. La lésion frontale qui supprime le rêve interrompt selon lui une voie qui part du mésencéphale et porte la dopamine vers des régions frontales et limbiques. Cette voie correspond à ce que le neuroscientifique Jaak Panksepp a appelé le système de recherche (SEEKING), qui pousse l’animal à explorer son environnement et à chercher ce dont il a besoin. Solms relève d’autres indices qui vont dans le même sens. Les médicaments qui agissent sur la dopamine modifient les rêves sans changer la fréquence ni la durée du sommeil paradoxal. La leucotomie frontale, une opération psychiatrique pratiquée au milieu du siècle dernier, sectionnait des fibres de cette région, et les observations de l’époque signalaient souvent une disparition des rêves. Il en conclut que le rêve est mis en mouvement par un système motivationnel, ce qui le rapproche du désir dont parlait Freud.
D’autres travaux vont dans ce sens sans se réclamer de Freud. En 2012, deux chercheurs de Genève, Lampros Perogamvros et Sophie Schwartz, ont rassemblé les données d’imagerie et d’expérimentation animale qui montrent que le système de récompense, porté par la dopamine, reste actif pendant le sommeil. Selon leur modèle, il contribue à la production des rêves et à leur contenu motivationnel, en donnant la priorité à ce qui a pour la personne une forte valeur affective.
Le rapprochement avec Freud reste discuté. Dans le même numéro de Behavioral and Brain Sciences, Hobson et ses collègues ont objecté que les mécanismes du tronc cérébral continuent de régler l’état dans lequel le cerveau antérieur rêve, tout en admettant que celui-ci contrôle le sommeil paradoxal davantage que ne le prévoyait leur modèle initial. Les observations de Solms reposent par ailleurs sur ce que les personnes disent de leurs rêves après une lésion, et une perte du souvenir peut se confondre avec une perte du rêve ; les cas de lésions frontales sont peu nombreux. Surtout, un système qui pousse à chercher ne suffit pas à faire un désir au sens de Freud, qui a un objet et une histoire propres à chaque personne et se reconstitue dans ses associations. La distinction entre vouloir et aimer, que ce système permet de faire, sera au centre d’un prochain article de la série.
Une partie des chercheurs rend compte du rêve sans faire appel au désir. Pour Antonio Zadra et Robert Stickgold, ce dernier longtemps collaborateur de Hobson, qui ont proposé en 2021 le modèle NEXTUP, le rêve participe au traitement de la mémoire pendant le sommeil : il explorerait des associations faibles entre souvenirs pour en tirer des possibilités que la veille ne fait pas apparaître. Ces modèles ne s’excluent pas, et aucun n’est établi.
Débattu : le gardien du sommeil
La seconde affirmation de Freud a été moins étudiée. Elle a contre elle un fait que chacun connaît : certains rêves réveillent. Les chercheurs qui étudient les cauchemars les distinguent d’ailleurs des mauvais rêves par ce critère, le cauchemar étant celui qui interrompt le sommeil, et les rêves répétitifs qui suivent un traumatisme fragmentent les nuits. Freud le savait, et c’est pour en tenir compte qu’il a parlé d’échec, dès L’interprétation du rêve pour le rêve d’angoisse qui réveille, puis en 1933 pour les rêves de la névrose traumatique.
En 2013, Fabian Guénolé et deux collègues ont passé en revue les données disponibles. Ils tirent de la thèse freudienne deux prédictions vérifiables : une excitation pendant le sommeil devrait déclencher le rêve, et l’absence de rêve devrait perturber le sommeil. La première trouve un appui en sommeil lent, où une stimulation augmente la fréquence des récits de rêve, mais pas en sommeil paradoxal. La seconde repose sur peu de données, recueillies chez des personnes qui ne rêvent plus après une lésion ou qui disent ne jamais rêver, avec des méthodes discutables. Leur conclusion est prudente : compte tenu des limites des études, aucun argument majeur ne contredit l’hypothèse, qu’ils jugent en partie corroborée.
Une étude publiée en mars 2026 dans PLoS Biology apporte un élément nouveau. L’équipe de Giulio Bernardi, à Lucques, en Italie, a réveillé 44 adultes à plus de mille reprises pendant le sommeil lent léger, en leur demandant ce qu’ils vivaient juste avant et à quel point ils se sentaient profondément endormis. Les rêves les plus immersifs, riches en sensations et en émotions, allaient avec le sentiment d’un sommeil profond, même quand l’activité du cerveau se rapprochait de celle de l’éveil. Au fil de la nuit, le besoin physiologique de sommeil diminuait, et le sentiment de dormir profondément augmentait pourtant, à mesure que les rêves devenaient plus immersifs. Les auteurs citent Freud et son gardien du sommeil, et ils proposent que le rêve aide le dormeur à rester endormi. Leur étude est corrélationnelle, ils le soulignent : elle ne prouve pas que le rêve produit ce sentiment.
Ces résultats portent sur le sentiment de bien dormir, et non sur la continuité du sommeil mesurée par les appareils. Ils donnent du poids à l’idée de Freud. Reste ouverte la question de ce qui, dans le rêve, protégerait le sommeil : un désir accompli, comme il le pensait, ou l’immersion dans une scène intérieure, quelle qu’elle soit.
Fragile : le rêve, un bruit sans rapport avec le rêveur
La lecture de 1977 qui a le plus circulé, celle d’un rêve fait de signaux aléatoires et qui ne dirait rien de celui qui rêve, résiste mal à ce que l’on sait aujourd’hui. Sa base anatomique est tombée avec l’équation entre rêve et sommeil paradoxal. Le contenu des rêves, de son côté, n’a rien d’aléatoire. Le chercheur américain William Domhoff a analysé de longues séries de rêves notés par une même personne : on y retrouve les personnes qui comptent dans sa vie, et la tonalité des rencontres rêvées suit l’évolution des relations réelles. Les recherches menées sur ce que l’on appelle l’hypothèse de continuité montrent que le rêve reprend surtout les préoccupations affectives du rêveur, davantage que les événements de sa journée.
Le troisième article de cette série rappelait que nous fabriquons volontiers des explications après coup, et l’on a longtemps soupçonné le récit de rêve d’être, lui aussi, une construction du réveil. Les enregistrements de Siclari et de ses collègues vont contre ce soupçon. L’activité de la zone chaude distingue, avant le réveil, les dormeurs qui rapporteront un rêve de ceux qui n’en rapporteront pas, et elle le fait même quand le rêveur a oublié le contenu de son rêve. Les auteurs en concluent que le récit renvoie à une expérience vécue pendant le sommeil.
Hobson lui-même a fait évoluer sa position. En 2009, il proposait de voir dans le sommeil paradoxal le support d’une « protoconscience », une simulation du monde qui préparerait la conscience éveillée : le rêve y devient autre chose qu’un bruit, sans que Hobson se rapproche de Freud pour autant. Le désaccord porte désormais sur le déguisement. Pour Freud, l’étrangeté du rêve vient d’une censure qui transforme les pensées latentes ; pour Hobson et pour une partie des chercheurs actuels, le sens du rêve est le plus souvent transparent, et son étrangeté tient au fonctionnement du cerveau endormi. Aucune expérience ne permet aujourd’hui de trancher.
Ce que l’imagerie ne voit pas
L’imagerie commence à lire certains contenus du rêve. En 2013, une équipe japonaise a fait dormir trois personnes dans un appareil d’IRM et les a réveillées plus de deux cents fois chacune au moment de l’endormissement, pour leur demander ce qu’elles venaient de voir. Un programme entraîné sur l’activité du cortex visuel pendant que ces personnes regardaient des images à l’éveil parvenait ensuite à prédire quelles catégories d’objets étaient apparues dans leurs rêves, un livre ou une voiture par exemple. Les travaux de Siclari étendent ce résultat au-delà de l’endormissement.
Ce que ces méthodes lisent, c’est une catégorie, un visage ou un lieu. Elles ne disent ni de qui est ce visage ni ce qu’il évoque pour le rêveur. C’est là que Freud situe le sens. Il compare le rêve à un rébus, une suite d’images qu’il serait absurde de juger comme un tableau et qu’il faut lire signe par signe, en passant par les mots. Le sens d’un élément tient aux liens que le rêveur établit, en le racontant, avec son histoire et ses pensées du moment, et ces liens ne sont pas inscrits dans l’image.
Le laboratoire recueille d’ailleurs des récits plutôt que des associations. Les études sur le rêve demandent aux dormeurs de décrire ce qu’ils ont vécu et d’en noter l’intensité ou la tonalité ; il est rare qu’on leur demande ce que tel élément leur fait penser. La méthode freudienne échappe ainsi à l’imagerie, qui ne l’a pour l’essentiel jamais mise à l’épreuve.
La thèse de Freud : le verdict
Confirmé. Le rêve est une activité du cortex, présente à tous les stades du sommeil, dont le récit renvoie à une expérience vécue pendant la nuit et dont le contenu reprend les préoccupations affectives du rêveur. Le traiter comme une production psychique à part entière, ainsi que le faisait Freud, est aujourd’hui fondé.
Nuancé. Le désir comme moteur du rêve trouve des appuis du côté des circuits de la dopamine et de la récompense, mais ils restent discutés et décrivent un élan général plutôt qu’un désir singulier. La garde du sommeil reçoit des indices récents, encore corrélationnels, et souffre d’exceptions que Freud a lui-même reconnues : le cauchemar réveille, et les rêves qui suivent un traumatisme se répètent. L’étrangeté du rêve peut tenir à un déguisement ou au fonctionnement du cerveau endormi, et aucune expérience ne départage aujourd’hui ces deux lectures.
Contredit. L’idée que le rêve ne serait qu’un bruit produit par le tronc cérébral pendant le sommeil paradoxal, sans rapport avec la vie de celui qui rêve, reposait sur une équation entre rêve et sommeil paradoxal que la recherche a défaite. Elle ne vient pas de Freud.
Si vous vous souvenez d’un rêve qui vous intrigue, aucune donnée ne permet de lui donner un sens à partir d’un dictionnaire des rêves, où chaque image vaudrait pour tout le monde ; Freud lui-même avait écarté cette méthode. Ce qu’un rêve peut vous apprendre passe par ce qu’il vous évoque quand vous le racontez, et c’est ce travail que l’on fait en séance. Si des cauchemars reviennent et troublent vos nuits, ils méritent d’être pris au sérieux et peuvent être abordés en consultation.
Le prochain article portera sur l’oubli : oublier n’est pas refouler.
Références
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