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Le souvenir se réécrit : de l’après-coup à la reconsolidation

20 oct.
14 min de lecture

Le cinquième article de cette série montrait que le cerveau sait écarter un souvenir de la conscience, et que ce mécanisme ne recouvre pas entièrement le refoulement freudien. Il annonçait celui-ci, consacré à une autre idée de Freud : un souvenir que l’on garde n’est pas pour autant déposé une fois pour toutes. Il peut être remanié des années plus tard et prendre alors une signification, parfois une force, qu’il n’avait pas au moment des faits. Freud emploie pour le dire l’adverbe allemand nachträglich, que la psychanalyse française traduit par « après-coup ».


En 2000, une expérience menée sur des rats a remis en cause une idée tenue pour acquise en neurosciences : un souvenir consolidé, une fois rappelé, peut redevenir fragile, et il doit alors être stabilisé de nouveau pour être conservé. Ce processus a reçu le nom de reconsolidation. Plusieurs chercheurs et cliniciens y ont vu un écho de l’après-coup freudien, et c’est sans doute, dans cette série, le point où psychanalyse et neurosciences semblent le plus proches. Reste à savoir ce que vaut ce rapprochement, et ce qu’il laisse de côté.


Ce que Freud soutenait dès 1895

En 1895, dans un manuscrit qu’il ne publiera pas et que l’on connaît sous le titre d’Esquisse d’une psychologie scientifique, Freud, neurologue de son temps, rapporte le cas d’une jeune femme qu’il appelle Emma. Elle ne peut plus entrer seule dans une boutique, et elle en donne pour raison un souvenir de ses douze ans, peu après la puberté : entrée dans un magasin, elle a vu deux commis rire ensemble et s’est enfuie, saisie d’effroi. L’analyse fait apparaître une scène plus ancienne, qu’elle n’avait pas reliée au souvenir des commis. À huit ans, chez un épicier où elle était allée acheter des friandises, celui-ci avait eu un geste sexuel à son égard, à travers ses vêtements.


Freud remarque que le souvenir de la scène de huit ans, réveillé quatre ans plus tard par le rire des commis, a provoqué une excitation sexuelle, aussitôt changée en angoisse, que l’événement lui-même n’avait pas pu susciter. Entre-temps, la puberté avait rendu possible une autre compréhension de ce qui s’était passé. Freud en tire une règle : on trouve toujours un souvenir refoulé qui n’est devenu traumatique qu’après coup.


L’année suivante, dans une lettre à Wilhelm Fliess datée du 6 décembre 1896, il élargit le propos. Le psychisme se serait formé par couches successives, et les traces de mémoire y seraient de temps à autre réordonnées selon des circonstances nouvelles, soumises à une retranscription. Ce qu’il y a d’essentiellement nouveau dans sa théorie, écrit-il, est l’idée que la mémoire n’est pas présente une seule fois mais plusieurs, déposée en différentes sortes de signes. Il explique les particularités des névroses en supposant que, pour une partie du matériel, cette traduction ne s’est pas faite.


Freud n’a jamais donné de définition de l’après-coup, encore moins une théorie d’ensemble, mais le terme revient tout au long de son œuvre. En 1918, dans l’histoire de celui qu’on appelle l’Homme aux loups, une scène vue dans la petite enfance ne produit ses effets que plus tard, quand l’enfant devient capable de la comprendre. C’est à propos de ce cas que Lacan, en 1953, a été le premier à attirer l’attention sur cette notion. Jean Laplanche et Jean-Bertrand Pontalis, qui lui en reconnaissent le mérite dans leur Vocabulaire de la psychanalyse, en ont ensuite montré la portée générale. Dans son premier séminaire, Lacan dit qu’en analyse il s’agit « moins de se souvenir que de réécrire l’histoire ».


Laplanche et Pontalis précisent ce qui est remanié. Ce n’est pas le vécu en général, mais électivement ce qui, au moment où il a été vécu, n’a pas pu pleinement s’intégrer dans un contexte qui lui donne sens. Le remaniement est précipité par la survenue d’événements ou par une maturation, comme la puberté dans le cas d’Emma, qui donnent accès à un nouveau type de significations.


L’énoncé que cet article met à l’épreuve porte donc sur deux points. La trace d’un souvenir n’est pas fixée une fois pour toutes : elle peut être reprise et réordonnée longtemps après. Ce remaniement peut en changer la signification, au point de donner à un souvenir une force qu’il n’avait pas au moment des faits.


Établi : chez l’animal, un souvenir rappelé peut redevenir modifiable

Les neurosciences ont longtemps décrit la mémoire en deux temps. Un souvenir récent est fragile ; il se consolide ensuite en quelques heures, grâce à la fabrication de nouvelles protéines dans les neurones, et devient alors stable. Dès 1968, une équipe américaine avait pourtant observé chez le rat qu’un électrochoc, donné un jour après un apprentissage, provoquait une amnésie à condition d’être précédé d’un rappel de ce qui avait été appris. Le phénomène est ensuite tombé dans un relatif oubli.


En 2000, dans la revue Nature, Karim Nader, Glenn Schafe et Joseph LeDoux, de l’université de New York, reprennent la question. Des rats apprennent à associer un son à un choc électrique sur les pattes, et se figent ensuite quand ils l’entendent. Un jour ou quatorze jours plus tard, une fois le souvenir consolidé, on leur fait entendre le son, puis on injecte dans l’amygdale, que l’on tient pour un lieu de stockage de ces souvenirs de peur, un produit qui bloque la fabrication des protéines. Lors des tests suivants, les rats se figent beaucoup moins. Injecté six heures après le rappel, le même produit reste sans effet.


Les auteurs concluent qu’un souvenir consolidé, quand il est rappelé, retourne à un état fragile et doit être stabilisé de nouveau pour être conservé : c’est la reconsolidation. Le phénomène a depuis été décrit chez de nombreuses espèces et pour des apprentissages variés. En 2011, la neurobiologiste Cristina Alberini en a fait la synthèse : la sensibilité au rappel diminue avec l’âge du souvenir, et Alberini propose de voir dans la reconsolidation avant tout un moyen de renforcer un souvenir, en prolongeant sa consolidation.


Le fait est établi : chez l’animal, un traitement donné juste après le rappel modifie durablement l’expression d’un souvenir. Son interprétation reste discutée, car aucune épreuve de comportement ne permet de dire si le souvenir a été effacé ou s’il est seulement devenu inaccessible.


Débattu : chez l’être humain, des résultats difficiles à reproduire

Chez l’être humain, on ne peut pas injecter un produit dans l’amygdale, et les chercheurs ont dû trouver d’autres signes. En 2007, Almut Hupbach et ses collègues, de l’université de l’Arizona, font apprendre à des étudiants une liste d’objets. Deux jours plus tard, une partie d’entre eux reçoit un rappel discret de cette première séance avant d’apprendre une seconde liste. Deux jours après encore, quand on leur demande la première liste, ceux qui ont eu le rappel y mêlent des objets de la seconde, nettement plus que les autres. Pour les auteurs, le rappel a rouvert le premier souvenir, qui a intégré des éléments nouveaux.


En 2009, Merel Kindt et ses collègues, de l’université d’Amsterdam, associent chez soixante volontaires l’image d’une araignée à un choc électrique, et mesurent leur peur par le clignement d’œil qui accompagne le sursaut. Le lendemain, une partie d’entre eux prend du propranolol, un médicament utilisé contre l’hypertension qui freine l’action de la noradrénaline, puis revoit l’image une seule fois. Le jour suivant, la réaction de peur a disparu chez eux, et de nouveaux chocs ne la font pas revenir ; pris sans ce rappel, le médicament n’a pas cet effet. Ces volontaires savent pourtant toujours que l’image annonçait un choc, mais ce savoir ne provoque plus de réaction de peur.


En 2010, Daniela Schiller et ses collègues, de l’université de New York, proposent dans Nature une méthode sans médicament. Ils rappellent le souvenir de peur dix minutes avant une séance d’extinction, où le signal visuel, un carré de couleur, est présenté sans choc. Le lendemain, la peur ne revient pas, contrairement à ce qui se passe après une extinction ordinaire, et l’effet persiste un an plus tard chez les volontaires qui ont pu être revus. En 2020, l’équipe de Tom Beckers, à la KU Leuven, en Belgique, n’a pas retrouvé cet effet dans une réplication de grande ampleur, dont le protocole avait été validé avant le recueil des données. Sa réanalyse des données d’origine a montré que la différence entre les groupes tenait à des exclusions de participants décidées au cas par cas ; Daniela Schiller et ses coauteurs contestent cette lecture.


L’équipe de Merel Kindt a cherché les conditions dans lesquelles le phénomène se produit. En 2013, elle montre dans Science que le rappel ne rouvre le souvenir que s’il comporte une part de surprise, un écart entre ce que la personne attend et ce qui arrive ; sans cet écart, le propranolol reste sans effet. En 2022, la même équipe a tenté de reproduire l’une de ses expériences sur ce point et n’a pas retrouvé l’effet attendu. Les auteurs y voient une illustration de la difficulté d’étudier un processus qui, chez l’être humain, ne peut pas être observé directement.


En 2018, James Elsey, Vanessa van Ast et Merel Kindt ont passé ces travaux en revue. Ils relèvent de nombreuses observations compatibles avec la reconsolidation, pour des mémoires de toutes sortes. Des résultats contradictoires et la possibilité d’autres explications interdisent pourtant de conclure : la reconsolidation reste pour eux une explication plausible, et vivement disputée, de certains changements de la mémoire, chez l’être humain comme chez l’animal.


Les essais cliniques donnent des résultats contrastés. En 2018, Alain Brunet, de l’université McGill, à Montréal, publie un essai mené auprès de 60 adultes souffrant depuis longtemps d’un trouble de stress post-traumatique : une fois par semaine pendant six semaines, ils prennent du propranolol ou un placebo, puis évoquent brièvement l’événement. Les symptômes diminuent davantage dans le groupe propranolol. En 2021, un essai français coordonné à Toulouse, mené selon le même protocole auprès de 66 adultes, constate une amélioration dans les deux groupes, de 39 % avec le propranolol et de 34 % avec le placebo ; le médicament ne fait pas mieux, et pour les auteurs, c’est l’évocation répétée du souvenir qui semble efficace.


En 2021 également, une méta-analyse réunissant onze essais et 372 personnes a trouvé aux traitements fondés sur la reconsolidation un effet important sur le stress post-traumatique. Cet effet tient surtout à quatre essais d’un même protocole, dont le risque de biais est élevé ; sans eux, il devient faible et n’est plus significatif. Les auteurs parlent de preuves encore émergentes et demandent que les essais respectent strictement les conditions décrites au laboratoire. Elizabeth Phelps et Stefan Hofmann concluaient en 2019, dans Nature, que le passage de l’animal à l’être humain s’était révélé difficile et que les applications cliniques avaient apporté des bénéfices inégaux.


Débattu : l’après-coup et la reconsolidation, une même chose ?

Le rapprochement vient naturellement à la lecture de la lettre de 1896 : des traces de mémoire réordonnées au fil de la vie évoquent un souvenir que le rappel rend de nouveau modifiable. Plusieurs chercheurs l’ont pris au sérieux. En 2013, François Ansermet et Pierre Magistretti, présentés dans le premier article de cette série, ont proposé avec la neurobiologiste Cristina Alberini des hypothèses sur la façon dont des traces réactivées, puis réassociées autrement, pourraient rendre compte de l’inconscient freudien ; ils les présentent eux-mêmes comme des spéculations. En 2015, dans la revue Behavioral and Brain Sciences, le psychiatre Richard Lane et ses collègues ont soutenu que des psychothérapies très différentes, psychodynamique comprise, agissent en réactivant d’anciens souvenirs émotionnels et en y intégrant, par la reconsolidation, des expériences émotionnelles nouvelles.


Les deux notions décrivent un souvenir qui ne reste pas tel qu’il a été inscrit, et leur parenté tient à ce point. La reconsolidation est un processus général, qui peut toucher n’importe quel souvenir rappelé dans certaines conditions, et ce qu’elle modifie se mesure à une réponse, un réflexe de sursaut ou une liste d’objets. L’après-coup porte, selon Laplanche et Pontalis, sur ce qui n’a pas pu prendre sens au moment où il a été vécu. Il en change la signification à la faveur d’un événement ou d’une maturation qui surviennent plus tard dans la vie, sans qu’un expérimentateur ait provoqué le rappel.


Le laboratoire a observé un effet qui s’en approche. En 2015, Joseph Dunsmoor et ses collègues, à l’université de New York, ont montré à des volontaires des images d’outils et d’animaux, sans conséquence, puis associé l’une des deux catégories à un choc électrique. Testés plus tard, les volontaires reconnaissaient mieux les images vues avant ce conditionnement quand elles appartenaient à la catégorie devenue menaçante, alors que l’effet n’apparaissait pas lors d’un test immédiat. Un événement ultérieur avait rendu plus mémorables, après coup, des images d’abord insignifiantes. L’effet se mesure à des images mieux reconnues ; il ne dit rien de ce qu’elles signifient pour la personne.


Chez Emma, le souvenir gagne une force qu’il n’avait pas, au point de devenir traumatique. Les traitements fondés sur la reconsolidation visent au contraire à affaiblir la charge d’un souvenir, et aucune des expériences de reconsolidation citées ici n’a observé un souvenir devenir traumatique parce qu’un événement ultérieur lui aurait donné un sens nouveau.


La recherche sur les souvenirs d’abus sexuels subis dans l’enfance, évoquée dans l’article précédent, offre un rapprochement plus troublant. En 2009, Richard McNally et Elke Geraerts ont décrit des personnes qui n’avaient pas vécu l’abus comme un traumatisme au moment où il s’est produit, et qui n’y avaient plus pensé pendant des années. McNally précisait en 2012 que certains enfants ne comprennent pas ce qu’ils subissent et n’éprouvent pas de terreur ; des années plus tard, le souvenir leur revient, ils le comprennent comme un abus, et ils en souffrent intensément. Pour qui a lu l’Esquisse, la ressemblance avec le cas d’Emma est frappante. Ce que ces chercheurs décrivent est un changement de compréhension, que les expériences de reconsolidation ne reproduisent pas.


Fragile : effacer un souvenir à volonté

Les premiers résultats sur la peur chez l’être humain ont été accueillis, en 2009, par des titres de presse sur une pilule qui ferait disparaître les mauvais souvenirs. L’expérience de Merel Kindt s’y prêtait, puisque son titre parlait d’effacer des réponses de peur. Ce qui avait disparu était pourtant une réaction du corps à une image, et les volontaires se rappelaient toujours ce que cette image annonçait.


L’idée se heurte d’abord aux conditions du phénomène. Selon les travaux de 2013, le rappel ne rouvre un souvenir que s’il comporte un écart avec ce qui est attendu, et la sensibilité au rappel diminue avec l’âge et la force du souvenir. Alberini, Ansermet et Magistretti le soulignent : les souvenirs anciens et fortement consolidés, ceux qui sont à l’origine de la plupart des comportements qui font souffrir, sont aussi ceux qui se prêtent moins facilement à la reconsolidation. Quand une réaction de peur disparaît, rien ne permet en outre de savoir si le souvenir a été effacé ou s’il est seulement devenu inaccessible, ce que Merel Kindt reconnaissait dès 2009.


L’idée voisine selon laquelle chaque rappel réécrirait le souvenir ne tient pas davantage. La déstabilisation d’un souvenir dépend de conditions que les chercheurs peinent encore à définir, et un rappel peut aussi bien le renforcer. Chez Freud, le remaniement d’un souvenir tient à l’histoire de la personne.


Ce que l’imagerie ne voit pas

Chez l’être humain, la reconsolidation ne peut pas être observée directement, rappellent les auteurs de la réplication de 2022. On l’infère de changements dans une réponse mesurée, comme le réflexe de sursaut ou, dans d’autres études, la conductance de la peau. L’imagerie montre quelles régions s’activent quand un souvenir est rappelé, et comment leur activité évolue après un traitement, sans montrer pour autant une trace qui se défait puis se refait.


Elle voit moins encore ce qui fait l’après-coup. Ce qui change chez Emma est la signification d’une scène, prise dans une histoire où la puberté et le désir se nouent, et aucun appareil ne mesure ce qu’un souvenir veut dire pour une personne. Les expériences de laboratoire travaillent sur des associations apprises peu de temps auparavant, comme une image suivie d’un choc. L’après-coup, lui, porte sur une scène d’enfance relue des années plus tard, à la lumière de ce que la personne est devenue.


La thèse de Freud : le verdict

  • Confirmé. Un souvenir n’est pas déposé une fois pour toutes : rappelé, il peut redevenir modifiable et intégrer des éléments nouveaux. Le fait est établi chez l’animal, et de nombreuses observations chez l’être humain vont dans le même sens. Freud décrivait dès 1896 des traces de mémoire réordonnées au fil de la vie.

  • Nuancé. Chez l’être humain, la reconsolidation dépend de conditions étroites et ne s’observe pas directement ; plusieurs résultats marquants n’ont pas été reproduits, et les essais cliniques donnent des résultats contrastés. L’après-coup freudien porte en outre sur la signification d’un souvenir, électivement sur ce qui n’avait pas pu prendre sens sur le moment, et ce remaniement-là échappe au laboratoire. Les deux notions sont parentes sans se confondre.

  • Contredit. L’idée qu’un souvenir puisse être effacé à volonté, par un médicament ou une technique, ne trouve pas d’appui : ce qui s’atténue dans ces expériences est la réaction émotionnelle, alors que le souvenir des faits demeure, et les souvenirs anciens et forts sont ceux qui résistent le plus. Cette idée ne vient pas de Freud ; elle vient plutôt de la science-fiction, à laquelle Elizabeth Phelps et Stefan Hofmann opposaient en 2019 une recherche plus compliquée et plus nuancée.

J’en tire quelques règles pour ma pratique. Je propose, parmi d’autres outils, un travail fondé sur la reconsolidation, présenté sur la page Reconsolidation de la mémoire. Ce travail n’efface pas un souvenir ; il peut en modifier la charge émotionnelle, et rien ne permet de garantir qu’il y parviendra. Il part toujours d’un souvenir que vous avez déjà, et ne cherche jamais à en faire « retrouver » un, pour les raisons exposées dans l’article précédent. Lorsque le protocole associé à un médicament paraît adapté, c’est votre médecin qui décide de la prescription.


La psychanalyse travaille elle aussi avec des souvenirs qui changent. En séance, un souvenir raconté de nouveau, relié à d’autres, peut prendre un sens qu’il n’avait pas, et ce sens nouveau peut modifier la place qu’il occupe dans votre vie. Aucune étude ne permet aujourd’hui de dire si ce mouvement passe par la reconsolidation. Si un souvenir pèse sur vous, vous pouvez en parler en consultation.


Le prochain article portera sur l’angoisse, que Freud a fini par décrire comme un signal.


Références

  • Freud S. (1895). Esquisse d’une psychologie scientifique. Publiée en 1950 ; dans La naissance de la psychanalyse, PUF, 1956.

  • Freud S. (1896). Lettre à Wilhelm Fliess du 6 décembre 1896.

  • Freud S. (1918). À partir de l’histoire d’une névrose infantile (L’Homme aux loups).

  • Lacan J. (1953). Fonction et champ de la parole et du langage en psychanalyse. Dans Écrits, Seuil, 1966.

  • Lacan J. (1975). Le Séminaire, livre I. Les écrits techniques de Freud (1953-1954). Seuil.

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